Monsieur le représentant du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits Humains,
Mesdames et Messieurs les représentants du Gouvernement togolais,
Mesdames et Messieurs les membres de la Commission interministérielle de rédaction des rapports et de suivi des recommandations sur les droits de l’homme (CIRR),
Chers collègues du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,
C’est un plaisir de prendre la parole à l’ouverture de cet atelier, organisé conjointement par le ministère de la Justice et des Droits de Humains et le Bureau Régional du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme pour l’Afrique de l’Ouest, en appui à la Commission interministérielle de rédaction des rapports et de suivi des recommandations.
Permettez-moi, tout d’abord, de féliciter les autorités togolaises pour l’installation récente du Gouvernement.
Mes félicitations s’adressent également au ministère de la Justice et des Droits Humains, qui continue de jouer un rôle moteur dans la coordination de l’action gouvernementale en matière de promotion et de protection des droits humains. Cet atelier illustre bien cet engagement constant et cette volonté de renforcer les capacités nationales pour un meilleur suivi des engagements internationaux du pays.
Mesdames et Messieurs,
La Commission interministérielle (CIRR) est un mécanisme central du système national de mise en œuvre, d’établissement des rapports et de suivi des recommandations (le MNRS). Son travail contribue directement à l’amélioration de la gouvernance et de la redevabilité.
Les recommandations issues des mécanismes internationaux des droits de l’homme sont riches d’enseignements et représentent des feuilles de route pour les réformes structurelles et les politiques publiques, visant à garantir la pleine jouissance des droits humains à toutes les Togolaises et à tous les Togolais, ainsi qu’à toutes les personnes se trouvant sur le territoire togolais.
C’est pourquoi le rôle de coordination interministérielle est essentiel. La mise en œuvre des recommandations ne relève pas d’un seul ministère, mais de l’ensemble du Gouvernement. Elle a besoin d’une approche cohérente, intégrée et concertée en collaboration et coordination avec les autres parties prenantes, comme la CNDH, la société civile, les partenaires techniques et financiers.
À cet égard, je voudrais réaffirmer la disponibilité et l’engagement du Système des Nations Unies à accompagner le Gouvernement togolais dans ces démarches, et ce en lien avec le Cadre de coopération des Nations Unies pour le Développement durable (UNSDCF), en soutenant les priorités nationales, et en renforçant la gouvernance inclusive afin d’accélérer la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD).
Distingués participants,
Les droits humains et les ODD sont indissociables. La réalisation effective des droits humains – qu’il s’agisse du droit à l’éducation, à la santé, à l’eau, à un environnement sain, ou encore à la participation politique – constitue la condition même de l’atteinte des ODD.
Inversement, la mise en œuvre des ODD contribue à rendre effectifs les droits humains.
Autrement dit, chaque recommandation issue des mécanismes internationaux des droits de l’homme – qu’elle porte sur la lutte contre la pauvreté, l’égalité de genre, la justice ou la protection de l’environnement – est une contribution directe à la réalisation des ODD.
Ainsi, renforcer le suivi des recommandations, comme vous le ferez durant cet atelier, revient à accélérer le développement durable et inclusif du Togo.
En conclusion,
Je souhaite saluer le leadership du ministère de la Justice et des Droits humains, la mobilisation de tous les ministères représentés au sein de la CIRR, et l’appui constant du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme.
Je vous encourage à saisir ces deux jours d’échanges pour définir ensemble des mécanismes concrets de suivi, des indicateurs mesurables, et une feuille de route claire pour la préparation du rapport à mi-parcours du 3e cycle de l’Examen périodique universel.
Le Système des Nations Unies, à travers toutes les agences qui interviennent sur les questions des droits civils et politiques, mais aussi économiques, sociaux et culturels, restera, à vos côtés, un partenaire engagé et disponible, pour accompagner la mise en œuvre des droits humains au service du développement durable du Togo.
Je vous remercie de votre aimable attention.