- Madame la Ministre du Développement à la base, de l’inclusion financière, de la Jeunesse et de l’emploi des jeunes ;
- Monsieur le Préfet de Kloto ;
- Monsieur le Maire de Kpalimé ;
- Chers collègues représentants du système des Nations Unies du Togo, du Bénin et du Burkina Faso ;
- Monsieur le Président du Conseil National de la Jeunesse du Togo ;
- Mesdames et Monsieur les représentants des associations de jeunes et de femmes engagées dans la prévention et gestion des conflits ;
- Chers participants.
Je suis heureuse d’être avec vous ce matin à l’ouverture de la rencontre de partage d’expérience entre les représentants des jeunes et des femmes du Bénin, du Burkina Faso et du Togo, dans le cadre des activités de la phase 2 du “Programme d’appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent dans les zones frontalières du Bénin, du Burkina Faso et du Togo”.
Ce programme transfrontalier est capital dans notre contexte sous-régional marqué par des défis sécuritaires importants, des tensions communautaires croissantes et des vulnérabilités socio-économiques exacerbées.
Dans de tels environnements, les jeunes sont souvent présentés à tord comme une force de manipulation, une force destructrice. En réalité, les jeunes, hommes et femmes, sont pour la plupart, victimes des conflits et de l’instabilité.
C’est pourquoi, pour la prévention des violences, la résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la jeunesse, la paix et la sécurité, et les résolutions subséquentes appellent à renforcer la véritable participation et l’inclusion de la jeunesse dans les efforts de consolidation de la paix, à tous les niveaux.
Madame la Ministre,
Je voudrais ici exprimer la profonde gratitude des Nations Unies pour l’engagement du gouvernement togolais dans la prévention des conflits et dans la lutte contre l’extrémisme violent, particulièrement dans notre sous-région.
Votre présence à Kpalimé ce matin souligne l’importance que le gouvernement accorde à l’importance de la l’implication de la jeunesse dans la prévention et la résolution des conflits dans notre ère géographique commun.
Je voudrais également saluer l’engagement des autorités béninoises et burkinabés pour les efforts visant à s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité, notamment la pauvreté, l'exclusion et le manque de perspectives pour les jeunes.
Mesdames et Messieurs,
Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Antonio déclarait lors de la journée internationale de la jeunesse en 2018,
“La paix, le dynamisme économique, la justice sociale, la tolérance... Tout cela, et bien plus encore, dépend de notre capacité à valoriser le potentiel des jeunes. Pas demain ou après-demain, mais aujourd’hui. Maintenant.”
Et nous sommes dans l’action aujourd’hui.
Durant ces deux jours, vous aurez l’opportunité d’échanger, d’écouter, de partager, et de comprendre les expériences en matière de prévention et de gestion des conflits communautaires dans les différents pays.
Vous aurez l’occasion d’analyser les bonnes pratiques et de partager et codifier les histoires à succès. Vous discuterez aussi les défis et les réponses proposées. En définitive, vous allez vous inspirer mutuellement.
Il est essentiel de capitaliser les acquis mais surtout d’évaluer leur applicabilité dans les contextes spécifiques des pays.
Des questions à mettre au cœur des échanges touchent à la protection personnes en déplacement forcé, la mise en œuvre du principe du non-refoulement des réfugiés, la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre en situation d’urgence et les stratégies de vivre ensemble entre les réfugiés et les communautés hotes.
Cher.e.s ami.e.s jeunes,
Merci à chacune et chacun d'entre vous pour votre engagement au sein de vos communautés. Votre présence ici témoigne de votre dévouement à la cause de la paix et de la cohésion sociale.
Vous êtes le présent et le futur de nos communautés. Votre épanouissement et votre développement sont tributaires des communautés pacifiques. Vous devez y travailler, en soutenant notamment le dialogue intercommunautaire, interculturel et intergénérationnel.
Madame la Ministre,
Mesdames et Messieurs, représentants du Bénin, du Burkina Fasso et du Togo
Au nom des chefs d’agences du PNUD et de l’OIM ici présents, je réitère l’engagement de l’ensemble du système des Nations Unies à soutenir vos efforts dans la mobilisation et de renforcement des capacités des jeunes, hommes et femmes, handicapés, réfugiés, migrants, à promouvoir et conduire une approche participative et inclusive de la prévention des conflits.
Comme le Secrétaire général des Nations Unies, je crois au pouvoir de la jeunesse ; je crois au pouvoir des femmes. Que cette rencontre soit une source d'inspiration et de motivation pour chacun et chacune d'entre nous.
Je vous remercie pour votre aimable attention.