Togo: l’appui de la FAO aux femmes transformatrices de produits agricoles porte ses fruits

La FAO accompagne depuis 2015, des entreprises de transformations de productions agricoles détenues par des femmes, à travers une vitrine et des formations.

Mme ALAI Doga est responsable de l’unité de transformation d’épices Marthe et fille. L’entreprise offre, comme elle l’explique, «une alimentation saine et thérapeutique à nos consommateurs à travers des épices de qualité». Grâce à l’appui de la FAO, à travers le «projet d’appui aux actions des femmes en matière du respect des normes de qualité et de transformation des produits agricoles» mis en œuvre de mars 2015 à décembre 2017, l’entreprise a réussi à améliorer la qualité de ses produits et à mieux se positionner sur le marché .

Financé à hauteur de  243.600.000 FCFA, ce projet a permis l’aménagement d’un espace commercial à la place FAO pour la promotion, la vente et des séances de dégustation des denrées alimentaires transformées localement au Togo. Cette vitrine d’exposition et de vente propose environ 600 produits locaux des produits agricoles transformés au Togo et vise à promouvoir la visibilité de ces micro-entrepreneurs. Sur les rayons de la vitrine, on retrouve des produits naturels de qualité, sans additifs, ni colorants, ni conservateurs, et qui respectent les normes standards de fabrication:  des farines enrichies pour enfants et convalescents, de la farine panifiable à base de manioc, de plantain et patate douce pour la pâtisserie, du riz, des amuse-gueules (cheaps, noix de cajou, arachide), des thés (de Gambie, kinkéliba, bissap), des huiles et beurres, des boissons, jus et sirop. La vitrine a généré 6 emplois stables et a eu un chiffre d’affaire de 26, 7 millions de FCFA pour l’année 2019. Les produits présentés ne proviennent pas de grandes usines, mais de petites unités de production gérées par des groupements de femmes.

La vitrine d’exposition et de vente des produits agricoles transformés

Sur 100 unités artisanales et micro-entreprises détenues par des femmes à travers le pays, le projet avait retenu, après une série de formations, 50 unités dont il a renforcé les capacités en matière de bonnes pratiques d’hygiène, de fabrication et de mise sur le marché de produits alimentaires de bonne qualité. Au terme du processus, la FAO, l’Institut National d’Hygiène (INH) et l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) ont délivré 40 certificats de salubrité à différents produits afin d’améliorer leur capacité commerciale avec des emballages aux normes certifiées.

Le projet a également formé 30 techniciens et 20 chefs de laboratoire de l’ITRA, de l’INH, de l’Ecole supérieure des techniques biologiques et alimentaires et de l’Ecole supérieure d’agronomie sur l’amélioration des prestations des laboratoires d’analyses des aliments en matière de contrôle de la qualité et de certification des produits. Le Laboratoire de l’ITRA a bénéficié d’un lot de consommables et de matériels d’analyse pour faciliter la certification des produits alimentaires avant leur mise sur le marché.

L’agriculture togolaise connaît une production céréalière excédentaire depuis 2010, avec une production d’environ 70 000 tonnes par an. Tout comme dans plusieurs pays africains, la matière première agricole est en grande partie exportée à l’état brut et très peu de produits sont transformés localement. La transformation des produits agricoles permet d’ajouter de la valeur au produit et de générer localement de la main d’œuvre.

Entités des Nations Unies impliquées dans cette initiative
FAO
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture